les chroniques d'anxiome

10 mai 2011

Les sous sols d'Anxiome

Palik retira son heaume et en sortit un bout de fromage et du pain. Il les tendit à Leïan en se grattant la tête pour enlever des miettes coincées dans ses cheveux. "Désolé, j'ai pas pu faire mieux" s'excusa t'il. Leïan hocha la tête en croquant a belle dent sa maigre ration. Il s'arrêta net et, à grand renfort de grimaces, fit comprendre à Palik que le goût était infect. Ce dernier rougit violemment et s'excusa de plus belle. Leïan sourit, attendri face à la gêne de son compagnon. Tout chez cet homme prouvait qu'il était un terrible guerrier. Les balafres sauvages qui parcourait ses bras et la partie gauche de son cou. Sa taille de colosse, ses yeux noirs et féroces, ses cheveux longs et noirs noué en chignon derrière sa tête qui rejoignent l'énorme boomerang fixé dans son dos. Enfin, sa machoire carré que mange une barbe de plusieurs jours. Pourtant, cet homme si terrifiant au demeurant était pour Leïan et la troupe des "myrandeurs" une vraie mère poule. Attentionné avec chacun d'entre eux. "T'finquiète pfas" dit Leïan en machouillant une grosse bouchée de pain."Chafé chuper faim" continua t'il en engloutissant pain et fromage "Merchi" lança t'il joyeusement en postillonnant abondamment sur Palik. Ce dernier sourit amusé, ce qui eut pour effet de faire rire aux éclats son compagnon qui postillonnât de plus belle. Palik grommela quelque chose sur la propreté et s'essuya le visage. "Tu l'as?" demanda t'il à Leïan. "Dans ma chaussure" répondit t'il avec un clin d'oeil. "Bon, et si tu me faisait sortir d'ici maintenant qu'on a bien parlé?" dit il en riant. Palik sortit une grosse clé en métal rouillé de sa jambière. Il inséra la clé dans la porte qui se dévérouilla avec un "clac" sonore qui résonna en écho le long des couloirs chichement éclairé par des torches fixées au murs.
En sortant de son cachot, Leïan fit quelque mouvement d'assouplissement. Rester assis comme il l'avait été avait raidit tout son corps. Il étira son dos et son bassin en se pliant vers l'arrière, toucha ses pieds avec ses mains et fit quelque mouvement circulaire avec ses épaules. "Bon on y va?" dit il en se redressant. "Quand tu veux" répondit Palik en hochant la tête. Ils remontèrent les escaliers de pierre qui grimpèrent en colimaçon. Ces cachots se situaient bien en dessous du château. Quand Anxiome 1er avait fait bâtir le château il y a 1000 ans, il ne se doutait pas qu'à cet endroit précis se situait un caveau. Une dizaine de mètres sous le niveau du sol. Ce n'est que 300 ans plus tard que Archi II découvrit ce caveau.En creusant sous le château d'après les conseil personnage tombé dans l'oubli depuis longtemps. Nulle ne sait aujourd'hui ce qui ce trouvait en ces lieux et ce qu'il en ait advenu. On se rappel cependant qu'une fois pillé, il fut réaménagé en prison. Depuis le système judiciaire était moins expéditif. En effet, dans tout le royaume Anxiome et particulièrement au château Anxiomède, un prisonnier perdait systématiquement la tête une fois capturé. Depuis la découverte du caveau, il y a de la place pour garder les malfaiteurs. C'est ainsi que fût inventé la "rétention". Le philosophe Victor Napogo a décrit cela comme la plus grande avancée en matière de justice de tout les temps. Mais à son grand damne, l'abolition totale de la peine de mort n'a jamais été ratifié.
Arrivé en haut des escaliers, ils s'assirent sur les marches pour souffler. Ici, ils ne craignaient pas d'être démasqué, personne ne viendrait. En effet, il est interdit de rendre visite au condamné à mort jusqu'au jour de son exécution. Leïan avait le souffle court et Palik suait à grosse goutte sous son armure."Ce doit être cela...le dernier supplice du condamné." dit Leïan en reprenant son souffle."C'est surement... pour faire perdre du poids à leurs soldats." Répondit Palik en souriant. Leïan sourit à son tour"C'est pour sa que le boss t'as choisie?"demanda t'il en riant."Crétin" dit Palik amusé "tu veux retourné dans ta cellule?" Leïan se mit en garde les deux mains grandes ouvertes devant Palik,"tu te crois capable de m'y ramener?" provoca t' il en prenant un air féroce. Palik répondit à la provocation le sourire aux lèvres. Ils se chamaillèrent en silence, puis, éreinté, ils se rassirent sur les escaliers.

Ils suivirent ensuite un long couloir de pierre. Au bout se trouvait une imposant porte de chêne. En arrivant à cette porte, Leïan se sentit soulagé de faire le chemin inverse de celui qui l'avait amené ici. "On y va?" s'enquit Leïan. Palik sortit un sablier de son plastron. "Ouais c'est l'heure"."Tu te rappel ta cible?" demanda Palik en haussant un sourcil."Occupe toi de ton taf et tout ira bien."répondit Leïan en sautillant d'un pied sur l'autre "je suis prêt." Palik ouvrit la porte, sortit la tête,regarda à droite, à gauche, personne comme prévu.Il se trouvait dans un grand hall sombre, faiblement éclairés par des torches, de grands piliers soutenait l'édifice, il faisait trop sombre pour voir le plafond. Ils étaient encore sous le niveau de la terre. Le silence si crût faisait ressentir plus fortement la solitude de ce lieux.Les serviteurs ne s'aventuraient que rarement ici, pour changer les torches uniquement. La pièce était vaste et les sortit invisibles d'ici. Palik se retourna et dit "c'est bon". Leïan sortit à son tour, claqua la main de son compagnon et s'en fut vivement aussi silencieux qu'un jag. Palik le regarda partir avec appréhension. Il referma la porte, regarda dans la direction ou était partit Leïan et chuchota pour lui même "au point de rendez vous."Il partit discrètement dans la direction opposée.

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07 mai 2011

En cellule

Le printemp arrivait timidement sur le chateau d'anxiomède et sur le continent connu de sphéra. Quan au continent est, le continent inconnu, nul ne pouvait prédire la météo dans une zone si inhospitalière et vraisemblablement inhabité. Mais ces réflexions était le cadet des soucis de Leïan. Il voyait son 18 ème printemps débuter dans un jugubre cachot, au fin fond du chateau. Allongé à meme le sol, sans eau ni nourriture, dans une cellule aussi lugubre qu'étroite, il observait la moisissure fluorescente qui rongeait les murs de pierre humide. Il faisait le point sur sa situation. Bien qu'il fût dans cette situation par sa volontée, il ne pouvait s'empêcher d'être nerveux. Cependant, l'enjeu était de taille et les "Myrandeur" comptait sur lui. Par reflèxe, il ota sa chaussure droite et en fouilla le double fond. La petite fiole était toujours là et les bouchons de par et d'autre restait solidement vissé.Rassuré, il remis l'installation en place. Cette fiole était l'unique chose qu'il avait et la garantit de mener sa mission à bien. Rassuré, il chercha une position confortable, et, bon an mal an, réussi à s'endormir.

Il se réveilla en sursaut, de grosse goutte perlait à son front. Il agrippa fort son coeur qui battait à tout rompre et tenta de le calmer. Il n'était pourtant pas sujet au stresse, mais, en son for intèrieur, Leïan se demandait ce qu'il se passerait si Palik ne venait pas. Il serait condamné. A cette pensée, une nouvelle goutte de sueur descendit le long de sa colonne vertébral, de la nuque jusqu'au rein, le glaça entièrement. Il eut un haut le coeur et, au bord de la nausée, il dut reprendre son souffle durant de longue minute. Après s'être calmé, il se ressaisit rapidement. Palik était un pro de l'infiltration, on pouvait lui faire confiance, il lui faisait confiance. 

Il commençait cependant à trouver le temps long. Pour tromper l'ennui, il éxecuta quelques acrobaties sur les murs de sa cage. Leïan était en effet doté d'une agilité peut commune et ce, dés sa naissance, en témoigne sa queue de tigre. C'était un jeune hommevigoureux d'environ 1m75 au cheveux blond, mi-long qui retombait sur de perçant yeux vert. Vêtue d'un gilet bleu nuit sans manche, il portait cependant des gants blanc à la mode de Lucrécia. Après sa séance d'exercice, il s'assit en tailleur, accepta le lugubre silence qui reignait afin de le savourer comme un silence calme et reposant. Le calme avant la tempête.Une heure après, des pas résonnèrent dans le couloir, et c'est avec un visage parfaitement détendu, presque souriant, que Leïan acceuillit le garde en armure qui apparut au bas des escaliers.

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